Le vrai malaise : le pouvoir d’achat. Un vrai problème, une vraie colère.
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- Catégorie : Luttes professionnelles
- Mis à jour : vendredi 9 novembre 2018 11:20
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Communiqué Cgt Michelin, Télécharger le tract
Compte-tenu des taxes supportées par les carburants en France, passer à la pompe revient à passer chez son percepteur : sur un plein de carburant (essence ou gazole) de 50 euros, chaque automobiliste acquitte 30 euros à l’Etat et 20 euros au pompiste. Sur ces 20 euros, environ 15 euros alimentent la spéculation sur le prix du pétrole et se retrouvent, au final, dans la poche des actionnaires. Le reste, soit environ 5 euros seulement, vont véritablement à l’industrie du raffinage et à la distribution (pipelines, camions citernes, dépôts et stations-services).
La France fait partie des 25 % des pays, sur la planète, appliquant un niveau élevé de taxes sur les carburants, destiné à générer des rentrées fiscales et inciter aux économies d’énergie dans les transports, selon une politique basée sur le prix d’accès aux carburants.
En 2014, le prix du pétrole a fortement chuté et le ministre des finances d’alors, un certain Macron, en a profité pour relever le niveau des taxes, qui n’ont pas cessé d’augmenter depuis. Depuis un an, le prix du pétrole est remonté, du fait des spéculations boursières effrénées (la cargaison d’un tanker peut changer 700 fois de propriétaire durant sa traversée) sur fond de géostratégie (menaces américaines sur l’Iran et le Venezuela, destruction des capacités libyennes depuis l’intervention de l’OTAN et de la France, guerre économique annoncée entre USA et Chine, etc.).
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